Monthly Archives: January 2012

Kaiju Gamer dans Minna to Issho via Twitter

Toro, Kuro et leurs potes ont pris la Vita d’assaut et chez Kaiju Gamer on est tombé sous le “charme” de ce Farmville like à la japonaise. C’est débile, kawaii ou les deux, à vous de voir, mais en tout cas addictif, alors que voulez-vous, ça passe très bien entre deux parties de Wipeout 2048. Yabai!

Comme sur PS3 on télécharge le soft gratuitement, sauf que cette fois-ci, les chattons ne se contentent plus simplement de vous présenter des news à travers la fameuse Toro Station mais vous proposent aussi de développer, construire, aménager différents environnements, tout en faisant du social networking à l’aide de votre friends list du PSN. Après avoir échangé votre meishi (carte de visite) dans la “Friend Lobby” avec un inconnu vous pouvez lui envoyer un friend request.

Une fois accepté votre nouveau pote pourra travailler pour vous et embellir vos différents bashôs (jardin, gare, espace jeu, plage, parc etc…). Suivant son profil (artiste, sportif ou intellectuel) et son niveau vous pouvez le faire travailler quelques minutes ou plusieurs heures, avec le même résultat au passage… quel est donc l’intérêt de lui faire faire des heures sups?! Ça sent le karôshi à plein nez! Bref, sinon si par chance votre ami en pleine labeur joue en même temps que vous à Minna to Issho, il effectuera un “hassuru”. Et non, il ne s’agit pas du plus vieux métier du monde (ah les katakanas ça me fera toujours rigoler) mais tout simplement de boulot en plus de manière accéléré pour un bonus de stats… le soft devrait s’appeler “Mainichi no Shigoto” en référence au premier opus, non?

Et justement en parlant de stats, ce social game inclut également des aspects RPG puisqu’en développant les différents tableaux vous accumulez de l’EXP pour augmenter votre level et du MP (monnaie) pour acheter des accessoires diverses et variés comme de nouvelles fringues ou meishis.

Alors par contre ce qui est abusé tout de même c’est qu’à force d’ajouter des “amis”, ce jeu/appli va finir par pourrir votre friends list, le but étant d’atteindre 100 potes. Au final vous vous retrouverez avec des gens avec qui vous ne jouerez très probablement jamais en ligne. Heureusement que mon compte principal n’est pas japonais…

En tout cas tout ça pour dire qu’une fonction Twitter est aussi intégrée et permet de partager vos tweets et d’utiliser son avatar à la place de celui du PSN. Nous avons bien sûr testé ça avec le compte Twitter Kaiju Gamer et c’est plutôt sympa. Suite à chacun de vos tweets vous pouvez vous faire câliner par vos amis qui les lisent et ça rapporte de l’EXP, oui je suis “dead serious”…

Voila je crois que c’est tout pour aujourd’hui nya. Quand je vous dis que ce jeu rend accro et débile, euh kawaii pardon.

Persona 4: The Ultimate in Mayonaka Arena arrive en Mars

Prevu pour le printemps, Altus a annoncé hier que Persona 4: The Ultimate in Mayonaka Arena sortira dans les salles d’arcade japonaises début mars.

Une sortie sur console HD PS3 et XB360 est aussi prévue pour cet été. Préparez-vous à doser!

La nouvelle NGP… la vraie?

SNK, natsukashiiiiii! Metal Slug, Samourai Showdown, Fatal Fury… ah le bon vieux temps quand tu nous prends. Vous vous rappelez de la Neo Geo Pocket, cette petite console portable sympathoche avec le meilleur stick de tous les temps avec son fameux micro switch, le bonheur pour les amateurs de jeux de baston. Figurez-vous que SNK a ressuscité sa petite merveille!

Alors que tous les analystes pensent que le jeu nomade est un marché voué à l’échec pour Nintendo et Sony à cause de la montée fulgurante des smartphones et autres tablettes sous iOS et Android, SNK fait le pari fou et sort la nouvelle version de sa NGP. Est-ce pour ça que Sony aurait changé le nom de sa Vita?

La console disposerait d’un écran de 4.3 pouces, d’une mémoire interne de 2Go, et intégrerait 20 grands classiques Neo Geo:

1.WORLD HEROE
2.ULTIMETE 11
3.TOP PLAYER’S GOLF
4.SENGOKU
5.NAM-1975
6.MUTATION NATION
7.LAST RESORT
8.KING OF MONSTERS
9.FRENZY
10.CYBER LIP
11.FATAL FURY SPECIAL
12.ART OF FIGHTING
13.SUPER SIDEKICKS
14.LEAGUE BOWLING
15.METAL SLUG
16.MAGICAL LORD
17.BASEBALL STARS PROFESSIONAL
18.SAMURAI SHODOWN
19.KING OF FIGHTERS ’94
20.FATAL FURY

Espérons juste qu’il ne s’agit d’un grande fake ou d’une sortie annulée comme la Jungle de Panasonic qui devait faire tourner des MMO, et puis il y a la GP32X de Gamepark aussi qui émule tout sur son passage… qui vivra verra.

Darius Burst Second Prologue en cours de portage sur iOS

Si l’iPhone ou l’iPad sont inadaptés pour beaucoup de types de jeux, il y a en a certains ou ils s’en sortent avec brio! Entre autre les shmups, on pourra d’ailleurs citer les réussites que furent Expgaluda 2, Dodonpachi Daiffukatsu, Mushihime Sama ou encore Space Invader Infinity Gene que nous ne pouvons que chaudement vous conseiller.

Famitsu vient de sortir cette news qui fait bien plaisir: Darius Burst Second Prologue est en développement sur iPhone et iPad. Pour ceux qui ne connaîtraient pas la série des Darius, c’est un shoot à scrolling horizontal où l’on doit affronter des poissons mécha géants. La particularité de cet épisode d’abord sorti sur PSP est sa version borne d’arcade, une borne Taito Viewlix double avec 4 stick pour…. jouer à 4 vous l’aurez compris. L’ecran est énorme et le son n’est pas en reste. La difficulté aussi n’était pas en reste et on s’est fait éclater bien plus d’une fois —> Insert Coin

Si l’on n’en sait pas grand chose actuellement, espérons que le portage sera de qualité.

 

 

(images Famitsu)

L’Assist Grip et chargeur externe pour PS Vita

Les Japonais, on le sait, sont friands d’accessoires en tout genre et ceci est valable aussi pour les gamers. Ainsi, en se baladant à Tokyo vous croiserait forcement quelqu’un en train de jouer à Monster Hunter ou Mohan comme on aime l’appeler ici. Et probablement ça sera sur 3DS en utilisant la “claw” ou “griffe” mais il y a aussi des grandes chances que cette 3DS soit emboîtée dans un avec un deuxième stick.

Figurez-vous que la PS Vita, elle aussi, dispose de son accessoire peu commun. J’ai nommé l’Ashissuto Gurippu de Datel Japan ou plus simplement l’Assist Grip en bon franglais. Il s’agit d’un dispositif doté d’extensions de “poignées” qu’on clipse sur sa Vita afin de retrouver tout le confort de sa bonne vieille manette PS3.

Par la même occasion Sony annonce la sortie d’un chargeur USB externe qui peut être utilisé avec d’autres appareils électroniques autre que la Vita et d’après Game Watch une 3DS se chargerait ainsi à bloc en 3h04. Ce genre d’accessoires pour téléphones portables se vend déjà comme des petits pains au Japon, par contre si vous êtes à la recherche dispositif dédié pour votre Vita, Sony va sortir son propres chargeur nomade ce printemps. Datel Japan sortira lui aussi sa propre version non officielle le 31 janvier.

Trailer de Resident Evil Revelation

Petit trailer de 5 minutes de Resident Evil Revelation qui sort le 26 janvier au Japon. Certains d’entre nous attendent une date de sortie pour la version PS Vita.

 

Le PSN sous maintenance

Pour ceux qui comme moi sont tombés sur un PSN inaccessible aujourd’hui, sachez que d’après le Playstation.Blog le PSN subit en ce moment une “maintenance de routine” de 17h à 7h du matin.

Le Twitter de PlayStation avisera lorsque la maintenance sera terminée.

Durant la maintenance, les utilisateurs n’auront pas accès à:

– PlayStation Store sur PS3, PSP, et Media Go.
– Gestion de compte PlayStation Network.
– Ouverture d’un compte PlayStation Network.
– PlayStation Home

Pas de chance pour les insomniaques, pour les autres bonne nuit…

Demo Wipeout 2048 disponible sur le PSN now!

Voici une news qui fait toujours plaisir et qui sort un peu de nulle part vu que la mise à jour du PSN japonais se fait le mercredi en général.

Cette démo de 404 Mo pour la Vita se télécharge en 8 min et s’installe automatiquement contrairement à la PS3. Même si on a déjà pu s’essayer à Wipeout 2048 lors du TGS et que le jeu sort le 19, dans deux jours donc, chez Kaiju Gamer on s’est tous rués sur le PSN pour le télécharger!

Cette démo est certes très sommaire car elle n’offre qu’un seul circuit mais c’est parfait pour passer le temps dans un court trajet de métro en direction de Akiba. La première chose que j’ai remarquée en lançant le jeu c’est qu’on pouvait à l’aide du touchpad arrière faire popper le relief sur l’écran titre… vous allez me dire que ça sert à rien, et ben oui ça sert strictement à rien, passons. En tout cas la musique est bien pêchue et donne vraiment envie de s’élancer sur la piste. Shuppaatsu! Ou pas, car le temps de chargement rappelle la PS1. On espère en tout cas que la version cartouche aura des temps d’accès optimisés. Le jeu se lance et première déconvenue, en appuyant sur X mon vaisseau ne bouge pas, O toujours rien… Et oui la config par défaut se joue avec les gachettes pour accélérer et freiner et les aérofreins s’activent avec la croix directionnelle. C’est pas génial puisqu’on doit enlever nos doigts du stick analogique. Heureusement qu’on peut changer les commandes dans les menus qui nous offrent d’ailleurs aussi des commandes tactiles ainsi que les contrôles oldschool Wipeout.

Mais si vous avez écouté notre premier podcast vous devez savoir que le stick droit gêne un peu quand on accélère avec X. Faut voir à l’usage dans la durée… Sinon graphiquement c’est très beau (le sol est un peu moins “luisant” que sur PS3) mais surtout c’est super fluide!

Alors restez connectés pour notre prochain podcast sur la série des Wipeout et notre test de la version Vita à venir.

[Critique] Star Wars The Old Republic

Chaque année de nouveaux MMORPG qui valent le détour arrivent sur le marché sans réussir à détrôner celui qui est considéré comme étant le rouleau compresseur en la matière: World of Warcraft. Tester un MMORPG dans sa globalité avec ses mondes persistants en constante évolution s’avère être un tâche quasi impossible. Ce test ne pourra donc être en aucun cas une critique exhaustive du contenu qui est, et sera disponible à l’avenir.

On peut en citer pleins, Warhammer Online qui récupérait le système de Royaume contre Royaume vu dans Dark Age of Camelot, et qui permettait, en fouillant un peu partout, de débloquer une quantité phénoménale d’informations sur l’univers de la licence. Lord of The Rings Online qui proposait une immersion incomparable et respectait admirablement l’univers de J.R.R. Tolkien. Age of Conan avec son système de combat original, ou même le Free to Play Allod qui propose des combats en vaisseau spatial. Tous auraient mérité de réussir, pourtant tous se sont noyés dans l’océan glacial et impitoyable de Blizzard. On pourrait écrire un article sur le pourquoi du comment, mais ce qui nous intéresse aujourd’hui est de savoir si Star Wars The Old Republic va rencontrer le même destin, ou s’il va réussir à sortir son épingle du jeu.

Tout commence par une cinématique vraiment bien faite où l’on voit des Sith et des Jedi se combattre. On a vraiment l’impression de voir un nouvel épisode de Star Wars. C’est pêchu, dynamique, ça donne envie de s’y mettre. Alors on s’y met.

La genèse d’un héros

On commence par une création classique de personnage où l’on sélectionne son camp: Empire ou République. On a le choix entre 4 races et 4 classes dans chacun des camps (Jedi / Guerrier Sith, Jedi Consulaire / Inquisiteur Sith, Soldat / Soldat impérial, Contrebandier / Chasseur de prime). On peut penser que les classes sont peu nombreuses, mais ne vous y trompez pas, au niveau 10 chaque classe peut choisir 2 voies ce qui amène potentiellement à un total de 8 jobs. Les possibilités de customisation physique sont sommaires. On choisit un nom, et hop on est parti.

L’une des particularités de SWTOR est que chaque classe possède son propre scénario qui se traduit par une quête de classe spécifique. Cela permet une immersion vraiment très profonde rendant le leveling peu ennuyeux, voire même intéressant. On ne peut pas s’empêcher de vouloir continuer pour connaître la suite. Malheureusement, malgré un jeu extrêmement bien scénarisé, on n’échappera pas aux quêtes annexes FeDex et autres « Tue 10 monstres pour moi s’il te plaît ». Elles passent juste plus facilement car elles sont mieux intégrées à l’univers et ne tombent pas comme un cheveu sur la soupe.

SWTOR c'est aussi du Rail Shooting !

 

J’arrive et ça va chier !

Dès notre arrivée dans le jeu, le scénario se met en route. On est dirigé rapidement vers la zone de départ où auront lieu les premiers affrontements. Première bonne surprise, les combats sont vraiment dynamiques. D’abord, les sons employés pour les bruitages de sabres laser, fusils et autres armes sont fidèles à la licence et vraiment bien réussis. Lorsque l’on donne un coup de sabre, on sent toute la puissance de l’attaque. Ensuite le gameplay n’offre pas d’auto-attaque et il faut donc bien faire attention au timing de ses attaques pour ne pas rater son tour et optimiser son DPS. (Damage Per Second). Cela renforce l’impression de dynamisme car il faut être au taquet ! Au final on s’habitue très vite au système de combat et on apprend petit à petit à maîtriser son personnage.

A chaque niveau on gagne de nouvelles compétences, ce qui est appréciable car on évite les périodes de vide toutes les deux minutes et on découvre de nouveaux pouvoirs à chaque passage de niveau. On porte ainsi un intérêt constant à notre avatar. Toujours pour garder l’attention du joueur, on peut se spécialiser au niveau 10 durant un passage scénarisé qui nous permet de clore le prologue et de prendre le départ pour découvrir la flotte de notre faction. Une fois sa classe finale déterminée, on accède à trois arbres de compétences dans lesquels on choisit de distribuer des points de compétences gagnés après le passage d’un niveau, exactement comme dans Wow. Ses adeptes seront donc en terra cognita…

Alors qu’on prenait tout juste nos habitudes, on est à nouveau dépaysé par la multitude de nouvelles choses à découvrir. C’est à ce moment que l’on découvre le craft et dans la foulée on découvre la possibilité PvP du jeu. Arrivé niveau 15 on accède à notre vaisseau. Voila ce qu’il en est pour les 15 premiers niveaux. On a peu de temps pour glander, et vraiment beaucoup de choses à découvrir, le tout enrobé dans un background alléchant et immersif.

Certains endroits sont magnifiques

Certains endroits sont magnifiques

 

Le craft c’est la vie, et les esclaves aussi !

Le système de craft est par contre assez différent. Non pas en ce qui concerne le crafting lui-même, qui va de la construction de sabres laser à la création d’armures et autres objets indispensables au grosbilisme, mais sur l’obtention des ingrédients. Vous avez droit à une activité de création et deux de récoltes. La création se fait sur une forge, ou un établie etc… classique. Les récoltes, elles, se font sur le terrain mais aussi, et c’est la nouveauté, par l’intermédiaire de votre partenaire. Oui, dans SWTOR vous rencontrez des partenaires qui peuvent vous aider à vendre vos objets inutiles en plein donjon comme dans Torchlight, à combattre (vous pouvez les équiper, leur donner des ordres etc…) et à récolter. Il suffit de sélectionner une mission de récolte, payer l’argent nécessaire pour l’activer et attendre quelques minutes que votre partenaire, indisponible pendant ce laps de temps, effectue la mission. Pratique pour ne pas perdre de précieuses secondes à la récolte comme on pouvait le faire durant des après midi entières sur WoW, mais qui coûtent un bras! A noter qu’un seul partenaire peut être utilisé pour combattre à la fois.

Dark ou Light side de la force ?

 

Des instances innovantes

Au niveau 10 on découvre également la première instance du jeu. C’est une énorme et agréable surprise. A l’inverse des instances d’un WoW où lorsqu’on y rentre, on enchaîne les trashs (monstres normaux qui ne sont pas des boss), on tue le boss et on repart avec son loot (butin), dans SWTOR tout est scénarisé. Et ça fait du toute la différence ! On sait pourquoi on est là ! Ça explose de partout, on doit choisir que faire, les tâches sont variées et ne sont pas réduites à des massacres en boucle. En fait, tout semble plus naturel, intégré au background.

De plus, la scénarisation permet de mettre en place le système de roll pour les dialogues. Star Wars oblige, durant toute votre partie vous pouvez choisir entre le côté « Dark » ou « Light » de la force. Cela aura une influence sur les objets que vous pourrez utiliser. En effet, certains objets demandent un niveau minimum de points dans l’un ou l’autre pour pouvoir être utilisés. Le système de roll est certes simple, mais bigrement efficace. Par exemple dans la première instance, vous avez le choix pour ouvrir une porte entre: tuer pleins d’innocents pour ne pas perdre de temps, ou alors traverser le vaisseau entier pour désactiver les sécurités de la porte sans qu’aucun civil ne soit tué. Au moment de faire le choix, chacun choisit sa réplique, les dés sont jetés et la personne ayant le plus haut score voit sa réplique utilisée. Ce système est très intéressant car il peut vous obliger à faire des méfaits alors que vous vouliez sauver tout le monde. Enfin, le roll rend les dialogues très intéressants et donne envie de participer !

On doit aussi étriper de grosses bébêtes

 

Un moteur à la truelle

Les graphismes sont le gros point faible du jeu. Il n’est pas spécialement beau, mais s’avère être très gourmand en ressources pour tourner. Sur un ordinateur qui peut faire tourner sans trop de difficultés Witcher 2, SWTOR rame pas mal au setting minimum. C’est dommage car il demande tout de même une grosse config pour jouer dans des conditions acceptables et perd ainsi beaucoup en accessibilité.

Autant les personnages sont plutôt bien modélisés avec des expressions faciales correctes, autant les décors semblent vides et peu animés. En fait, c’est un peu au hasard la chance. Certaines planètes peuvent être magnifiques alors que d’autres sont plus ternes. On peut très bien tomber sur une planète vide, grise et inintéressante, ou alors sur une planète de type tropicale qui ressemble à une jungle, où la verdure prédomine. Dans ce cas là, l’ensemble peut être très joli et réveiller nos pauvres rétines assoiffées. Mais rien ne justifie une telle demande de puissance.

Une interface très classique

 

SWTOR est un jeu immersif, très axé PVE, qui permet de par ses petits ajouts d’apporter une certaine fraîcheur au gameplay intrinsèquement redondant des MMO. Après il ne faut pas se leurrer, il reste très similaire à WoW et sa réussite dépendra essentiellement de la réactivité de Bioware à proposer du contenu HL intéressant et cela régulièrement. Dans tous les cas ce SWTOR part sur de très bonnes bases.

Les premières impressions sont donc positives. N’étant arrivé qu’au niveau 20 pour le moment il nous est impossible de juger le contenu HL que nous traiterons en temps et en heure, donc restez connectés!

[Critique] Blazblue Continum Shift 2 Extend

Blazblue Continium Shift 2 Extend, que nous nous contenterons de nommer BBex pour des raisons de lisibilité, est la dernière itération en date de Blazblue. Développé par Arc System Works, la série est un des piliers de la baston 2D dans les salles japonaises, on le retrouve au côté d’Aquapazza et de Street Fighter 4 Arcade Edition dans les jeux récents les plus joués et les plus présents.

Je dois le dire, même si je ne brille pas particulièrement par mon skill dans les jeux de bastons, c’est un genre que j’affectionne tout particulièrement. Le fait de vivre au Japon est pour cela un vrai bonheur car avec les jeux de drague et les J-RPG à poil dur, le jeu de baston et plus particulièrement la baston 2D est un genre très vivant ici bas. Ceci dit, les portages de ce genre sur consoles portables sont souvent bâclés. Alors qu’en est-t-il de cette version PS Vita, fait-elle le poids par rapport à ses versions Arcade, 3DS, et PS3?

 

Une comparaison flatteuse

Avant d’entrer dans le vif du sujet, à savoir la version Vita du titre, abordons la série en général et les nouveautés de cette itération en particulier. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ne semblent pas nécessiter une nouvelle version du titre sur console de salon, en effet, seul un nouveau personnage fait son apparition dans le titre. Il s’agit de Relius Clover, le père de l’un des personnages de base, Carl Clover et comme son fils, c’est un marionnettiste qui utilise sa marionnette comme une assist. L’update, car il s’agit bien de ça, apporte aussi son lot d’équilibrage au jeu.

De manière plus générale, la série des Blazblue est l’héritière de la série Guilty Gear et on y retrouve la pâte graphique du studio avec son style manga bien particulier. Techniquement, Arc System à toujours fait le choix d’utiliser des sprites en haute résolution, ce qui donne à BBex cette touche “HD” la ou d’autres comme The King Of Fighters XIII paraissent plus pixelisés. Ce choix technique, s’il marque la rétine, se fait au détriment des animations qui sont en dessous de ce qui se fait de mieux actuellement. N’allez cependant pas me faire dire ce que je n’ai pas dis, les animations sont de très bonne facture, juste pas au niveau d’un KOF XII. Malheureusement, de nos jours, en 2D soit on fait le choix de la haute définition soit on fait le choix de l’animation.

 

Un gameplay presque aussi complexe que son nom

Le gameplay tient lui aussi de Guilty Gear dans son approche très agressive du jeu de combat et, plutôt que la guerre de position d’un Street 4, se sont l’offensive et les combos qui sont sous les projecteurs. Les combos par ailleurs sont particulièrement complexes et nécessitent de longues heures d’apprentissage pour les sortir en situation de combat réel. La particularité du système de jeu de Blazblue tient à mon sens au fait que chaque personnage se démarque réellement des autres, leurs coups n’ont absolument rien à voir les un avec les autres, je m’explique: Dans les jeux de baston qu’ils soient à 4 ou à 6 boutons, vous avez des pieds et des poings, dans BB il n’y a que des coups faibles, moyens et forts qui pourront être des coups de poing comme des coups de pied, cela dépendra du personnage.

De plus, et c’est là où Blazblue marque définitivement sa différence, le quatrième bouton, qui est une capacité spéciale propre à chaque personnage, les rendent totalement différents les uns des autres. À cela vous ajoutez un système de jeu assez complexe avec différentes gardes et recoveries, des supers et une ultra nommée Astral Finish (qui tue en un coup mais ne peut être lancée que lors d’un “round de match” avec 2 barres de super et votre adversaire à moins de 30% de sa vie) et vous aurez une idée du bouzin. Par ailleurs, les supers si elles sont impressionnantes ne sont pas forcément très puissantes. On sent que les développeurs ont tenté de garder un équilibre entre le spectaculaire et la pertinence de ces coups dans le jeu et donc parfois un bon combo sera plus dévastateur qu’une super.

C’est une romance, c’est une belle histoire

Le roster du jeu fini par être relativement important et comprend pas moins de 19 personnages allant du Ninja à la Loligoth-Vampire. Une des particularités de la série, tout du moins sur console, est de fournir un contenu titanesque et en particulier au niveau du scénario, ce qui est peu commun pour un jeu de combat. Les modes de jeu, sont aussi très fournis et l’on trouvera au côté des indémodables modes arcade et versus, un mode entraînement, un mode défis pour parfaire sa maîtrise des combats, un mode tutoriel ou l’un des personnages, Rachel, vous expliquera toutes les mécaniques du jeu (doublé attention), un mode survival classé en ligne, un mode qui sous le nom d’Unlimited Mars cache en fait un survival en mode hard, le mode abyss qui vous propose là aussi une autre déclinaison du survival. Non classé, celui-ci permet de récupérer des items tel que des buffs, ou encore plus de crédits, pour descendre de plus en plus profondément dans les abbysses (CQFD). Les crédits pourront être utilisés dans le menu galerie du jeu pour y acheter divers artworks, la liste en est particulièrement longue. Le mode story, quant à lui, permettra à ceux qui n’aiment pas les jeux de baston, mais qui dans un moment d’égarement auraient pu acheter celui-ci, de profiter de l’histoire sans presque jamais avoir à se battre. Particulièrement long, il propose une histoire pour chaque personnage sous forme d’un jeu d’aventure à image fixes, entièrement doublé. L’histoire est alambiquée au possible, mal de crâne en prévision pour tout comprendre (En japonais le but des développeurs semble avoir été de mettre les mots simples sous forme de sinogrammes et d’utiliser des concepts bien tordu histoire de faire chier le lecteur). De plus chaque histoire possède 3 fins différentes. De quoi faire donc!

J’allais oublier le plus important, le mode en ligne qui se trouve être séparé en deux types: le adhoc pour jouer avec ses potes dans la même pièce et le mode en ligne qui permet de se mesurer au monde entier. Il possède un système de matchmaking ainsi que de ranking, chaque combat rapportant des points. Ainsi il est possible de faire des matchs classés comme des matchs pour le fun. Jusqu’à maintenant, dans un environnement stable (chez soi et au Japon) les matchs furent très fluides. Il est donc possible de se confronter sans problèmes aux autres joueurs (de se faire roster dans mon cas). Il est important de noter que les parties ne se jouent qu’entre possesseurs de Vita, les joueurs PS3 étant sur un serveur différent.

Une sacrée Vista

Ayant commencé à parler du multi de la version Vita en traitant le mode en ligne, je vais continuer en abordant la technique sur la portable de Sony et pour tout vous dire, c’est un choc! Après avoir joué à la version 3DS de Continium Shift 2, j’avais quelques craintes pour la version Vita. Et bien c’est tout le contraire, le jeu est absolument sublime, tout est là, les animations, les couleurs, les décors et tout. Pour en avoir le cœur net, je suis allé faire quelques parties en arcade et le résultat est sans appel, techniquement le jeu me paraît plus beau sur la Vita. Cela est certainement lié à la définition des sprites et à la capacité de l’écran à rendre les couleurs, le jeu est étincelant et les sprites qui peuvent pixeliser sur grands écrans à cause de l’upscale sont parfait sur le petit écran de la Vita. Il manque juste la possibilité de brancher un stick arcade sur la machine!

S’il n’est pas possible de brancher son stick (snif) la croix directionnelle de la Vita est sans doute l’une des meilleures que je connaisse. Elle n’arrive tout de même pas encore à concurrencer celle de la Saturn, mais est bien meilleure que tout ce qui a été fait ces dernières années toutes consoles confondues. Les sticks ne sont pas le must et les amateurs regretteront sans aucun doute le microswitch de la bien aimée Neo-Geo Pocket Color (pour ceux qui ne connaîtraient pas la NGPC, il s’agit ni plus ni moins de la meilleure console portable que la terre ait jamais portée pour jeu de baston). Aussi je ne saurais trop vous conseiller l’utilisation de la croix, tout sort si tant est que vous ayez la patience d’apprendre à dompter la bête!

En définitive, ce Blazblue, s’il est scandaleux sur console de salon, s’impose comme l’incontournable de la baston sur Vita et même sur portable en général. Là où Ultimate Marvel vs Capcom 3 semble faire des compromis techniques, lui parvient à dépasser ses aînés, ce qui n’est pas une mince affaire. Si on aime la baston passer à côté serait une grave erreur car il a toutes les qualités de ses aînés tout en apportant la portabilité. Ce n’est plus l’arcade dans le salon mais l’arcade au creux de la main. On se prend alors à imaginer le portage de KOF XII et de Persona 4 The Ultimate in Mayonaka Arena. Vivement la suite!

 

Les plus:

– Un gameplay solide.
– Un contenu titanesque.
– Des graphismes au top.

-Un mode online qui fonctionne bien.

 

Les moins:

– Faut aimer l’ambiance.
– C’est sur portable et donc moins confortable qu’avec un stick.